LEE BAE, En attendant
Exposition à venir
Quand les œuvres de Lee Bae enchante l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue
-
Tous les jours de 10h à 18h.
Dernier accès 45min avant la fermeture du monument. -
Tarifs
Inclus dans le droit d'entrée du monument - gratuit pour les moins de 26 ans.
Lee Bae invité à l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue
Le Centre des monuments nationaux, en partenariat avec la galerie Perrotin, invite
l’artiste sud-coréen Lee Bae à investir l’exceptionnelle abbaye de Beaulieu-en-
Rouergue. Intitulée En attendant, cette exposition propose un dialogue sensible entre 23 œuvres de l’artiste et l’architecture cistercienne du lieu situé au cœur du Tarn-et-Garonne.
Ancienne abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle, l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue est depuis plus de soixante ans, grâce aux collectionneurs et mécènes Geneviève Bonnefoi et Pierre Brache, un lieu de diffusion de la création contemporaine et de présentation de leur collection rassemblant des artistes de renom tels que Hans Hartung, Alfred Manessier, Georges Mathieu, Simon Hantaï ou Jean Dubuffet.
Depuis sa réouverture en 2022 au terme d’une importante campagne de restauration
et aménagement, le Centre des monuments nationaux invite des artistes actifs sur la scène artistique internationale pour instaurer un dialogue créatif et vivant avec l’abbaye et sa collection.
Source d’inspiration et de spiritualité depuis le Moyen Âge, l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue ouvre un champ de résonances exceptionnel au travail de Lee Bae : l’artiste consacre depuis près de trente ans sa pratique artistique à l’exploration du charbon de bois, médium auquel il confère une dimension à la fois expressive et spirituelle.
À travers ce matériau, Lee Bae renouvelle l’héritage de la peinture coréenne en développant un langage abstrait riche en énergie et en profondeur. Le charbon, porteur des notions de respiration, de circulation et de transformation, traduit dans son œuvre les dualités de vie et mort, présence et absence, lumière et ombre, forme et vide.
En Attendant dévoile un ensemble d’œuvres dont la diversité et délicatesse de formes (œuvres graphiques, installations, sculptures) vibrent avec les espaces d’exception de l’abbaye et en prolongent et élargissent la contemplation.
Deux autres expositions portant le même titre lui sont actuellement consacrées en Corée, l’une au Museum San à Wonju jusqu’au 6 décembre 2026, l’autre au lac de Cheongdo, sa ville natale.
L’exposition s’inscrit dans le cadre du 140e anniversaire de l’établissement des
relations diplomatiques entre la France et la Corée. Cette célébration se poursuit à
travers plusieurs temps forts consacrés à Lee Bae : une exposition réunissant Lee Bae
et Jean-Michel Othoniel sera présentée cet été à la résidence de France à Séoul, tandis que la galerie Perrotin consacrera à l’artiste sa troisième exposition dans son espace parisien du Marais, à l’occasion d’Art Basel Paris (du 17 octobre au 24 décembre 2026).
Lee Bae, portrait d'artiste
Lee Bae est né en 1956 à Cheongdo, Corée du Sud. Il vit et travaille entre Paris et Seoul.
Lee Bae révèle la puissance plastique et symbolique de la noirceur du bois issu du feu. La pratique monochromatique de Lee Bae est une quête formelle et immersive dans les abysses de la noirceur. Brouillant les lignes entre le dessin, la peinture, la sculpture et l’installation, il façonne son esthétique abstraite pour donner une profondeur tangible et une intensité à l’absence de couleur.
Jusqu’au milieu des années 2000, il travaille exclusivement avec du charbon brut pour créer des assemblages minimalistes et raffinés qui, telles des mosaïques, se composent d’éclats ou de morceaux de bois calcinés sur des toiles ; il produit également des arrangements sculpturaux de taille plus imposante au moyen de troncs carbonisés. Le charbon, qui s’obtient en brûlant du bois et sert à raviver le feu, offre une métaphore puissante du cycle de la vie, ce qui pousse l’artiste à élargir ses recherches jusqu’à la quatrième dimension temporelle.
Bien que Lee Bae ne travaille désormais qu’avec le noir de carbone, une substance proche de la suie, sa dernière série d’œuvres picturales cristallise des gestes élémentaires aléatoires, qu’il a travaillés au préalable à l’encre de Chine sur papier, au moyen de couches épaisses d’acrylique translucide semblable à de la cire.